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ImmobilierImmobilierL'OCDE juge la hausse des prix de l'immobilier «exceptionnelle»L'OCDE juge la hausse des prix de l'immobilier «exceptionnelle» |
| Les Echos |
| 2 décembre 2005 |
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Selon l'OCDE, une forte remontée des taux d'intérêt - hypothèse écartée par l'organisation - pourrait entraîner une importante baisse des prix des logements.
La hausse des prix de l'immobilier dans les pays de l'OCDE est une tendance lourde depuis les années 1970, et ce malgré la crise des années 1990. Dans son rapport sur les perspectives économiques mondiales à l'horizon 2007, l'organisation souligne qu'un tel renchérissement apparaît exceptionnel par son ampleur et sa durée. Elle constate que des pays comme la France «ont connu au cours de la période récente des augmentations cumulées largement supérieures à celles des cycles précédents».
Parmi les facteurs incriminés, l'investissement locatif qui permet aux investisseurs de bénéficier d'avantages fiscaux. Ce système, qui s'est amplement développé aux Etats-Unis, au Royaume-Uni, en Irlande et en Australie, a vu sa rentabilité s'accroître avec la baisse des taux d'intérêt.
L'OCDE met également en cause les restrictions liées à l'urbanisme qui peuvent influer sur l'offre de logements et par conséquent sur le niveau des prix. En France, l'OCDE n'estime pas les prix «surévalués» Pour l'organisation, la France fait partie, avec les Etats-Unis et les pays scandinaves, des pays où les prix concordent à peu près avec leurs principaux déterminants (évolution des taux d'intérêt réels...). Mais pour estimer que les prix sont justifiés, selon elle, «il faut considérer que les taux d'intérêt à long terme - qui exercent une influence prédominante sur les taux hypothécaires - resteront pratiquement aussi bas qu'actuellement». Elle appelle donc la Banque centrale européenne à ne pas relever ses taux immédiatement, un geste attendu dans deux jours par l'ensemble des marchés financiers. «Si des taux venaient à augmenter fortement au cours de la période à venir, éventualité qui n'est pas considérée comme un risque dans les prévisions actuelles de l'OCDE, des pressions à la baisse viendraient s'exercer sur les prix des logements», avance l'OCDE, qui ne donne aucune précision chiffrée, mais indique que l'expérience du passé conduit à penser que les baisses pourraient alors être importantes et durables.
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