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ImmobilierImmobilierLes professionnels de l'immobilier jugent opportun d'améliorer encore l'aide fiscale aux acquéreursLes professionnels de l'immobilier jugent opportun d'améliorer encore l'aide fiscale aux acquéreurs |
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Promoteurs et agents immobiliers voient avec satisfaction le gouvernement s'apprêter à améliorer le mécanisme de déduction fiscale pour les acquéreurs. Les économistes sont plus réservés.
En confirmant, hier au " Monde ", que le gouvernement proposera " un dispositif complémentaire qui élargira les incitations pour les acquéreurs d'un logement ", pour un coût " équivalent " à celui budgété pour le dispositif censuré par le Conseil constitutionnel, François Fillon donne satisfaction aux professionnels immobiliers. René Palincourt, président de la Fédération nationale des agents immobiliers (FNAIM), évoque un effet psychologique important susceptible de redonner le moral aux acquéreurs. Jean-François Gabilla, président de la Fédération des promoteurs constructeurs (FNPC), ne boude pas non plus son plaisir, mais souhaiterait que la mesure soit calibrée de manière à favoriser les faibles revenus. " Le président souhaite une France de propriétaires. Aujourd'hui, ceux qui rencontrent le plus de difficultés à accéder sont les primo-accédants et ceux qui ont les revenus les plus bas ", explique-t-il, avant de rappeler que les prêts à taux zéro (PTZ) sont aujourd'hui distribués à plus de 60 % à des ménages achetant un logement ancien. " En favorisant l'achat d'un logement neuf, l'Etat créerait plus d'emplois et aurait plus de recettes fiscales par la TVA. "
Christian Rolloy, président de Pomogim, suggère plutôt au gouvernement d'allonger la durée du crédit d'impôt de cinq à dix ans. " Les banques ne prennent pas en compte cette mesure dans leur appréciation des dossiers, car elle prend fin au bout de cinq ans. La passer sur dix ans serait de nature à rendre solvables nombre de dossiers. Or, nous sommes confrontés à une augmentation du nombre de refus de prêts ", affirme-t-il.
Fin de l'effet d'aubaine
Les économistes, de leur côté, soulignent la fin de l'effet d'aubaine pour des acheteurs qui avaient déjà vu leur bien s'apprécier. Olivier Eluère, économiste au Crédit Agricole, considère tout de même que le nouveau dispositif permettra de conserver chez les ménages propriétaires le sentiment qu'ils continuent à s'enrichir. De son côté, faisant fi des quelque 3 millions de foyers qui ne bénéficieront pas de la mesure, Jean-Christophe Caffet, économiste à Natixis, fulmine : " Je suis frappé par le volontarisme de la dépense publique : il faut dépenser à tout prix ce qu'on n'a pas ! " Il préférerait, à tout prendre, que le gouvernement cible davantage les primo-accédants. " Sinon, c'est surtout une incitation au simple changement de résidence par des ménages déjà propriétaires ", ajoute-t-il.
Enfin, Xavier Timbeau, directeur du département analyse et prévisions à l'Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE), considère qu'il " serait plus efficace de cibler le nouveau dispositif sur le logement neuf : cela permettrait de desserrer la contrainte sur l'offre et cela dynamiserait un secteur dont l'activité ralentit mais qui est pourvoyeur d'emplois et donc de croissance ".
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