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ImmobilierImmobilierLe ralentissement de la hausse des prix de l'immobilier se confirmeLe ralentissement de la hausse des prix de l'immobilier se confirme |
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Les prix de l'ancien restent orientés à la hausse, avec + 2,2 % au premier trimestre 2006, soit + 9,3 % sur un an. La progression est toutefois plus modérée en ce début d'année dans tout l'Hexagone.
Le marché de l'immobilier se porte bien, merci. Présentant hier les perspectives 2006 du marché de l'ancien, le président de la Fédération nationale de l'immobilier (Fnaim) s'est montré satisfait. "Les prix sont à la hausse, l'activité reste bonne, la solvabilité des ménages se redresse. Bref, tous les fondamentaux vont dans le bon sens et l'année 2006 devrait être aussi bonne que 2005, voire meilleure si la reprise économique se confirme", estime René Pallincourt.
Question prix, la tendance est toujours à la hausse. Mais avec plus de modération. À fin mars, les prix dans l'ancien avaient crû de 9,3 % sur un an. En moyenne, ils avaient grimpé de 15,5 % en 2004 et de 10,3 % en 2005. Le ralentissement a été particulièrement net au premier trimestre 2006, avec une progression de 2,2 % des prix. Il a même été tel, au mois de mars, que les prix ont baissé, de 1,4 %. Pour autant, la Fnaim n'y voit pas le signe avant-coureur d'un retournement du marché. Le ralentissement ne fait que se confirmer, sans plus. À titre de comparaison, l'évolution des prix au premier trimestre avait été de 2,8 % en 2005 et de 3 % en 2004.
Le ralentissement de la hausse des prix est particulièrement fort en Île-de-France : les prix au premier trimestre ont crû de 4,9 % dans la région, alors qu'ils avaient progressé de 14,2% pendant la même période l'an dernier. Le nombre de transactions dans la région a, lui, reculé (- 2,3 %), mais beaucoup moins que l'an dernier (- 9 %). L'Ouest, le Nord et l'Est, et le Sud-Ouest restent à l'inverse des zones qui tirent le marché : l'activité y est restée soutenue au premier trimestre. La progression des prix est toujours dynamique (respectivement + 12,5 %, + 10,3 % et + 8,7 %), mais plus modérée que l'an dernier. Seul le Sud-Est affiche une hausse des prix au premier trimestre supérieur à celle enregistrée l'an dernier à la même période (+ 10,3 %, contre + 9,3 %). Globalement, l'activité des professionnels a enregistré un repli au premier trimestre 2006 (- 2 %). Mais sur l'année, la hausse est de 4,1 %. Là encore, il serait vain de vouloir y déceler un retournement de marché, selon les professionnels. Le premier trimestre est en effet traditionnellement le moins actif de l'année. En moyenne, selon la Fnaim, il représente 17,5 % du marché.
Exemple extrême. Les chiffres publiés hier par la chambre des notaires d'Île-de-France (indices Notaires-Insee de Paris) confirment toutes ces données. Et notamment le fait que, si la hausse des prix dans l'ancien a amorcé une phase de décrue au cours du dernier trimestre 2005 en Île-de-France, c'est d'abord parce que cette hausse a été très dynamique l'an dernier. Exemple le plus extrême : les prix enregistrés dans les six arrondissements parisiens les plus chers ont certes baissé au dernier trimestre 2005. Mais la plupart avaient, au cours du trimestre précédent, subi des hausses supérieures à 7 %. Très net pour le centre de Paris, ce constat vaut aussi pour toute la petite couronne et la grande couronne. "Aucun département de la région Île-de-France n'échappe à ce mouvement de fond, puisque les hausses constatées sont de 2 à 3 fois moins élevées d'un trimestre à l'autre", notent les notaires.
Au total, les prix ont évolué de façon très dynamique en 2005, du fait du "boom" des trois premiers trimestres : + 14,5 % pour les appartements anciens à Paris, où le prix moyen du mètre carré atteint désormais 5.250 euros.
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