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ImmobilierImmobilierLe marché de l'immobilier résidentiel s'essoufleLe marché de l'immobilier résidentiel s'essoufle |
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Malmenés par la flambée des prix, les acheteurs se montrent plus sélectifs sur un marché dirigé par des vents contraires. La tendance est à la stabilisation des prix, un retournement de marché ne semblant pas prévu cette année, d'aprés le Crédit Foncier
Qu'il s'agisse du neuf ou de l'ancien, le marché de l'immobilier résidentiel est animé par des vents contraires. Les vents porteurs sont constitués par la demande de logement alimentée par l'accroissement du nombre de ménages, la politique bancaire accommodante et la politique fiscale incitative. Quant aux vents moins favorables, ils résultent de la dégradation de la solvabilité des ménages liées à sept années de forte hausse de prix et de leur endettement. Sur la Cote d'Azur ou dans certains secteurs parisiens mais également dans des zones plus reculées comme le Limousin, la forte présence des étrangers crée une inflation immobilière et tend à l'éviction du marché, de certains ménages actifs résidents.
"Bien que le marché français de l'immobilier d'habitation s'inscrit encore en haut de cycle, le rythme de développement du marché de l'accession à la propriété poursuit sa décélération entamée depuis 2005" commentent les experts du Crédit Foncier.
Le marché du neuf toujours en hausse
Représentant un tiers des transactions, le marché des logements neufs enregistre un rythme de commercialisation, toujours soutenu par l'investissement locatif et les dispositifs fiscaux, qui affiche une hausse de 4% en 2006. Si les ventes ont progressé dans une douzaine de régions, en particulier en Bourgogne, en Languedoc Roussillon et dans le Midi, elles ont tendance à se ralentir ailleurs. Résultat : le volume des stocks augmente, en atteignant 80.000 logements, contre seulement 40.000 en 2004.
Sur l'année, les prix des logements neufs ont progressé en moyenne de 8%. Mais fait nouveau, des investisseurs institutionnels reviennent sur ce marché pour acheter des immeubles " en bloc ". Ce mode d'intervention leur procure un abattement sur les prix de l'ordre de 15% par rapport au prix "de détail" proposé aux particuliers . Et en 2007, l'abattement tournera selon les localisations entre 20 et 25%.
Le retour des négociations dans l'ancien
" Bien que l'euphorie a laissé la place au discernement, la déflation des prix n'est pas d'actualité " assurent les experts du Crédit Foncier. Alors que les délais de vente ont tendance à s'allonger, un écart de 5% à 10% entre les prix de présentation et les prix de vente devient monnaie courante. Et avec l'attentisme lié aux élections, en province, les acheteurs signent souvent leur acquisition avec un prix quasiment 25% moins cher que celui affiché dans les agences immobilières. Les acquéreurs pourraient-ils enfin faire la loi ?
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